SABLE MOUVANT

Nous avons tous, chacun autant que nous sommes, des complexes. Chacun détient en lui-même des millions de questions auxquelles il essaiera de répondre tant bien que mal, tout au long de sa vie. Il parviendra à en résoudre certaines certes, mais le reste se transformera, lentement mais surement, en complexes psychiques existentiels, sociaux et affectifs. 

Chacun essaie de survivre, certains arrivent à se convaincre, avec tout l’égoïsme, l’égocentrisme et le narcissisme que cela implique, de prendre soin de leur physique et de leur mental. Ainsi une catégorie arrive à trouver le moyen d’échapper –non pas aux complexes- mais à l’idée d’y penser ou plutôt de s’engouffrer dans une histoire sans fin. Une histoire qui torture les êtres de toutes parts depuis l’aube de l’existence. L’homme a été crée avec une âme prédisposée à tomber dans l’erreur. Il n’empêche que l’erreur suscite, chez tout être normalement conçu, des regrets. Des regrets qui prennent parfois des ampleurs tellement énormes que cela devient un vrai défi de trouver la paix intérieur. 

La paix. L’amour. Ce à quoi toute âme aspire. De bien grands mots.

Rares sont les gens qui, de nos jours, estiment réellement le sens de ces mots. L’amour est devenu synonyme d’intérêt. Les gens ont la fâcheuse tendance de faire du mal autour d’eux pour se sentir mieux, se sentir vivant. Comme si on ne se rendait vraiment compte du bonheur qu’après avoir vu, vécu ou avoir faire vivre des moments malheureux à autrui. On croit qu’on peut vivre à se nourrir d’illusions. On rêve, on ment et on finit par vivre dans un monde crée par soi, un monde imaginaire. On essaie de se reconstruire, de changer les conséquences d’une éducation mal considérée. On essaie de se refaire, de changer ses sentiments, ses propres réactions. On est insatisfait et on cherche à changer même si le changement engendre parfois la fatalité. Et par fatalité je ne veux pas dire mort. C’est, au contraire, une vie sans but, sans efforts, sans réalité. Une vie qui passe sans suite et sans intérêt. Une vie qu’on passe à se détester et à regretter ses actes. Personne n’est pas parfait mais quand on est perfectionniste, on est forcé de vivre dans l’imperfection. Comment peut-on éprouver du plaisir à faire ce qu’on fait? Comment arrive-t-on à prendre son destin en main et à se détacher de tout sentiment et de toute appartenance sinon celle de l’humanité, l’humilité et l’intégrité? On passe des années à essayer de combler des vides que l’on ressent à l’intérieur. Des vides dont on ne connait pas les causes. Alors on se met à en chercher. Quand on en trouve quelques unes, on se rend compte que cela ne nous aide pas dans notre quête de sagesse, cela nous fait juste comprendre qu’à chaque fois qu’on tombe dans l’erreur et que l’on réalise son erreur, on est emplit de regrets. Et quand on en assez de se morfondre dans des idées noires, on se met à chercher des causes pour, en fin de compte, se blanchir de toute responsabilité, même si cela s’agit de nos propres actes et choix.

Je trouve qu’arriver à ce genre de conclusion prouve qu’il n’est pas donné à tous d’apprécier les choses telles qu’elles viennent à nous. Et là une nouvelle question surgit dans mon esprit : comment apprécier les choses si elles ne correspondent pas à l’idée qu’on s’en faisait au départ ?  On est triste à être seul et pourtant on passe sa vie à fuir les autres ou quand enfin on trouve la personne avec qui on veut vraiment être, on se débrouille inconsciemment pour la faire fuir. C’est une contradiction flagrante er absurde dont laquelle on se retrouve piégé. Ceci dit, rien ne sert de résister, car plus on se débat plus on s’enfonce. 

Cet article a été publié le Mardi 12 mai 2009 à 11:40 et est catégorisé sous Non classé. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire. Les trackbacks sont fermés.

Un commentaire à “SABLE MOUVANT”

  1. Neurosis dit :

    tu sais ghada, je dis toujours que la vie c’est comme le Vietnam, plus on s’enfonce plus on se fait massacrer..

    Il est impossible de changer, on ne fait qu’évoluer ou se détériorer ou au pire des cas s’adapter.. Le fâcheux reflex de faire fuir les autres ? c’est l’essense m^me de bnadém..on croit qu’on faisant ca on va attirer l’autre et susciter son interet..le blém c’est que des fois on en fait trop donc.. cherches pas la perfection, ca n’existe pas..on a tous des tas de défauts de fabrication, de compléxes voir même des anomalies et c’est ce ui fait de nous ce que nous sommes.. des humains ^^

    encore chapeau Master.. Si dans le 2éme j’ai entendu du Ben, là c’est du Sonata Arctica..

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